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Pauvreté

Publié le par L'ours

Ça me conforte dans ce que je pensais de lui sans le connaître. Je sais, c'est bête. Stupidement crétin. Quand on ne connaît pas, on n'a rien à dire.

Je juge au faciès. Pas à la couleur, pas à la forme du crâne, du nez ou de je ne sais quelle partie du corps. Mais à l'air. A la mine, au regard. Pas à la forme de la bouche, qui pouvait être plus ou moins charnue, mais à la moue. Délit de sale gueule ? Non. Certains ont de sales gueules et ne m'évoquent pas le mépris hautain, l'égocentrisme forcené. L'œil recèle de la bonté, de la bienveillance, de l'humour, du sentiment bien humain, ainsi Gainsbourg, ainsi Michel Simon, j'en passe...

Question d'attittude, ce non-dit qui passe par le corps.

Je parle d'Anelka, bien sûr. Dès que je le vis, je pensais dédain là où d'autres lisaient fierté.

 

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L'injure, c'est tout un art. « Va te faire enculer, sale fils de pute », c'est du tout venant, de l'insulte en boîte, de l'industriel qu'on retrouve au centre commercial. Pas du manufacturé, pas du personnalisé. C'est le lieu commun de l'invective, et qui, reconnaissons-le, démontre par son énoncé l'étendue des préjugés de son auteur plus qu'il ne pointe les travers de sa cible.

C'est considérer la sodomie comme infâmante lorsqu'il n'est question que de plaisir et avouer le mépris que l'on a pour une femme au métier pénible ou, c'est plus rare, exercé pour le plaisir qu'il procure.

Ce qui représente trois injustices et trois sottises.

Plutôt que de fustiger directement l'homme et viser son ascendance, en l'occurence une femme, non content de faire preuve de lacheté, cette expression dénote une certaine propension à la misogynie. De quel trou – le présume-t-il sale – Anelka est-il sorti ? Anelka hait-il les femmes ?

Pourquoi les abrutis de cette espèce, je veux dire de ceux qui usent de ce prêt-à-outrager s'en prendraient-ils au plaisir ? En quoi le plaisir porterait-il atteinte à l'honneur ou la réputation d'un individu ? Ne le recherchent-ils pas eux-mêmes, en sont-ils dénués ?

Pourquoi mépriser la fille publique, lorsqu'elle est contrainte, victime elle-même de la vie et des hommes ? Les souffrances qu'elle subit ne suffisent-elles pas à son affliction, qu'il faille la marquer d'ignominie au front et lui jeter l'opprobre ? La misère est trop sale pour Anelka qu'elle lui serve à tacher un adversaire ?

Pourquoi mépriser la belle de jour, lorsqu'elle est choisit la voie du plaisir pour travail. Qu'elle fait don de son corps à la jouissance, joignant l'utile à l'agréable ? Que fait donc Anelka, si ce n'est, jouant au fotbal, vouer son activité professionnelle au plaisir ? Que fait-il donc d'autre sinon vendre son corps, son nom et son image aux publicitaires ? Mesure-t-il la chance de faire le métier qui lui plaît ? D'autant que la chose est rémunératrice.

Non, vraiment, Anelka n'a pas d'éducation. Je ne parle pas de celle qui consiste à ne pas manquer de respect à une personne plus âgée, qui dirige le groupe par ailleurs. Il n'a pas non plus celle du fort en gueule capable d'une saillie de dire son fait à qui le pousse à bout. Il ne sait pas se servir de son esprit, pas plus qu'il n'a su se servir de ses pieds.

Que Raymond ne lui a-t-il d'un revers de main claqué le museau ! Il y a des moments, les mots ne suffisent plus.

« Va te faire vuvuzéler, zahiesque rejeton », aurait eu le mérite, outre de comporter un bon rythme dans le phrasé, d'épouser l'actualité. Pour faire la Une de l'équipe, c'eût été approprié.

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Raphaël Zacharie de IZARRA 19/06/2010 22:56




L'OR DES GEIGNARDS



 


France, pays des injustices économiques, des inégalités sociales, des victimes de la crise ?


 


Foutaise !


 


Ceux que l'on appelle des pauvres, qu'ils soient chômeurs, employés ou prolétaires sont en réalité des nantis pourris par les trésors quotidiens qu'ils boudent comme des enfants de princes
n'appréciant plus leurs joujoux.


 


Manifestants, licenciés économiques, allocataires du chômage sont de grands favorisés. Sauf que, sans cesse insatisfaits des autres bonheurs dont ils jouissent d'emblée, gavés de
privilèges, repus de superflu, blasés de biens matériels, obèses de l'esprit, ils ignorent leur chance.


 


Leurs doléances ? Ne pas pouvoir partir en vacances, sortir au restaurant, habiter dans une maison plus vaste, changer de voiture, bref ne pas gagner le salaire de leurs patrons,
s'offrir la même télévision en relief que leur voisin...


 


Pourtant ces gens mangent à leur faim (et même s'ils ne mangent pas à leur faim, il y aura toujours à leur disposition non seulement les poubelles mais encore les organismes
d'entraide), ont accès aux soins médicaux, ont de l'eau claire coulant de leur robinet (ce qui constitue un miracle dans certains pays), peuvent se cultiver gratuitement
dans les bibliothèques municipales, vivent libres dans le plus beau pays du monde..


 


Mais surtout... Ils ont INTERNET chez eux (ils cherchent même du travail depuis leur lit sur les sites d'emplois mis à leur disposition, alors qu'hier il fallait se déplacer dans les
agences).


 


Rien que le fait de vivre à l'ère de l'INTERNET dans un pays où tous peuvent y avoir accès est en soi un cadeau de la vie.


 


Personnellement j'estime que mon accès à INTERNET représente le summum du luxe dans mon existence. Pour cette chance inouïe il ne me viendrait pas à l'esprit de me plaindre de ma vie. Parce
que je sais apprécier pleinement les choses, non seulement je ne me lasse pas du peu que j'ai (contrairement aux amasseurs de biens matériels crevant d'ennui, inassouvis), mais en
plus je m'émerveille chaque jour un peu plus des miracles technologiques et naturels qui m'entourent. Tout ce que je possède (pas grand-chose comparé aux critères actuels définissant les
bases du confort), tout ce que je savoure me suffit, me comble, dépasse même mes aspirations matérialistes. Et je rends grâces au destin pour ces excellentes choses que
j'ai au lieu de me plaindre de ce que je n'ai pas.


 


Et que je n'ai d'ailleurs pas besoin.


 


C'est bien peu me diront la plupart d'entre vous... Mettez-vous à la place d'un pauvre, un vrai, vous verrez que c'est énorme !


 


Pour avoir cette acuité il faut sur les choses porter un regard simple, authentique, essentiel et non pas réagir en éternel avantagé se croyant pauvre.


 


Même si je devais ne pas manger à ma faim chaque jour, par exemple jeûner une fois par semaine, avec tous les avantages qui me resteraient encore j'estimerais être un privilégié et
l'idée de me plaindre de ma condition ne m'effleurerait toujours pas l'esprit.


 


Evidemment j'ai bien conscience qu'avancer l'argument de l'eau surgissant des robinets en fera rire plus d'un parmi les "pauvres" qui aspirent à une vie meilleure, c'est à dire à une vie
encombrée d'objets inutiles, d'artifices coûteux, de plaisirs payants... Ces "déshérités" qui pleurent et crient à l'injustice, se révoltent parce qu'ils gagnent moins que le SMIC ne me
prendront guère au sérieux à l'évocation de l'eau potable à leur disposition car, trouvant cela tellement évident, la question ne se pose même plus pour eux. D'ailleurs il est inconcevable à
leurs yeux que même le plus pauvre des pauvres en France ne puisse avoir un robinet chez lui d'où sorte une onde saine... Ce qui signifie que les plus pauvres en France -ceux que l'on dit
indigents- ont encore droit au privilège des rois du passé, droit à ce qui est considéré comme un don des dieux dans certains pays pauvres.


 


C'est dire la profondeur de leur ingratitude envers le sort, le degré de corruption de leur âme émoussée, la dégradation de leurs moeurs au contact des perpétuelles faveurs de leurs jours
bénis par la fortune...


 


Avoir de l'eau potable sous son toit est le plus premier des bienfaits (essayez donc de vivre sans eau courante). L'homme en a fait du chemin depuis les cavernes
! Merveilles des merveilles, aujourd'hui la source de la vie coule de son robinet ! Combien dans ce pays de Cocagne s'en rendent-ils compte ? Et cela n'est qu'une des innombrables richesses à
la portée de chacun d'entre nous !


 


Vélos, instruments de musique, caméras, appareils photos, technologies diverses sont à notre service, forêts, vent, nuages, firmament s'offrent à notre curiosité, jardinage, promenades,
natation, lecture, écriture, chant représentent nos activités potentielles sans que ces objets, prodiges de la nature et occupations saines ne parviennent à contenter les geignards qui
considèrent ces choses comme insignifiantes et les méprisent ! Les dégénérés et les faibles, plutôt que de goûter à ces trésors préfèrent posséder des écrans de télévision à la
mode, porter des vêtement de marque branchés et des lunettes noires très onéreuses. Ces "pauvres" mettent leur fierté dans le fait de pouvoir se payer des imbécillités, c'est à dire des
vacances, des grosses voitures, des télévisions derniers cri et non dans le fait de s'extasier devant un robinet.


 


Vivre dans un pays dont les ordures, accessibles, sont composées à profusion d'aliments sains est le signe que la vraie pauvreté dans ce pays n'existe pas.


 


Surtout si, comble du bien-être, ce pays d'opulence s'appelle la France


 




Raphaël Zacharie de
IZARRA





thierry 19/06/2010 16:25



Pathétique de s'en prendre ainsi aux péri-patéticiennes et à leurs rejetons, pas avare de mots mais des bons que nenni !



Caritate 19/06/2010 12:09



Merci, au nom de toutes les femmes.



Perrolle Françoise 19/06/2010 11:45



Bien sûr Anelka n'est ni Brassens, ni Cyrano ... ni bien d'autres !!! Cette impression le concernant, je l'ai eue, comme toi, je l'ai renvoyée au fond de mon côté sombre et pas beau à voir ! pas
question pour moi de juger sans savoir !


Il serait certainement bien surpris d'avoir à décrypter le pourquoi des mots qu'il a employés tellement, comme tu le dis si bien, ces insultes sont du "prépensé" . C'est du vrai vulgaire, mots et
pensées . Je déteste !


Petites réflexions d'une nulle en foot !