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Les chroniques d'un ours, pacifiste mais qui ne perd pas l'occasion de grogner et de filer un coup de griffes ou de crocs quand on menace sa tanière. A noter que les chansons sont répertoriées auprès de la SACEM, certaines sont déjà pourvues d'une mélodie, et quiconque souhaitera en ajouter à son propre répertoire peut me contacter, je me ferai un plaisir de lui fredonner la chose.
Sommaire  Sommaire des chansons

 
Vendredi 11 avril 2008
Voici un nouveau blog. C'est un blog de jeux qui démontre qu'un bon désordre vaut mieux qu'une rigueur absolument alphabétique.
Bien sûr, tout est relatif.
Ça s'appelle Chanson puzzle, et comme son nom l'indique, il s'agit de reconstituer une chanson en agençant ses mots.

Et tant que vous y êtes, essayez donc les "jeux de sons" des Carnets de l'Ours" toujours pas découverts !
par François publié dans : Revue de blogs
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Mercredi 10 octobre 2007
A force de me reposer sur mes lauriers, je m'étais retrouvé dans la mouise. Tonnerre de Brest, ça coulait de source, il n'y avait certes pas là de quoi faire des gorges chaudes, mais il fallait bien l'avouer, j'étais fait comme un rat.
Les (faux) amis alentour, plutôt que me dire mes quatre vérités, disaient des messes basses.
"C'est pas le Pérou !, ironisèrent-ils finalement (comme on le fait du côté de Valence), pourquoi ne t'adresses-tu pas au ciel ?"
A moi, qui ai la foi du charbonnier !


Connaissez-vous la signification et l'origine des expressions qui composent ce petit texte ? Et pourquoi se retrouvent-elles ensemble, alors qu'on ne leur a rien demandé ?
Parce qu'elles feront l'objet des prochaines publications du site Expressio, site instructif où une locution est décortiquée quotidiennement. On y trouve son équivalent dans diverses langues étrangères.
On y trouve également une bonne bibliographie d'ouvrages sur la langue, dont l'indispensable puce à l'Oreille de Claude Duneton, preuve que le monsieur a de saines lectures.
C'est un site d'intérêt public.
Parce qu'enfin, quoi, elle est pas belle, ma langue ? Avec une telle richesse, une telle puissance d'évocation, un tel torrent de sonorités ? Elle incite pas au rêve ? Allez ! Alors, les incultes, vous allez me faire le plaisir de consulter Expressio régulièrement. Non mais.
Et d'abord...
Commencer sa journée par un expressio, ça vous met un petit coup de fouet et ça vous éclaire les idées.





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J'ajouterai en note à l'adresse de l'auteur du site Expressio, comme il recherche la signification de cette expression, qu'à la six-quatre-deux est en général appliquée à un dessin. On le dit d'un croquis rapidement effectué.
"Il a dessiné ça à la six-quatre-deux". "Il a des personnages à la six-quatre-deux"
Par extension s'utilise pour la réalisation sommaire et rapide d'une tâche.

Cette expression tire son nom du fait que si vous dessinez un 6 sous lequel, vous attachez un 4 puis un 2, vous aurez rapidement et sommairement dessiné un petit profil.
Certains y ont vu, à cause de l'énumération inversée des trois premiers chiffres pairs, un rapport avec un jeu de hasard. Ils se trompent.

642.jpg
par François publié dans : Revue de blogs
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Vendredi 17 août 2007
Dans la série "Je vais parler des blogs de ceux qui m'ont laissé un commentaire", je commencerai par celui de Tiphaine.
Tiphaine dessine, Tiphaine photographie, Tiphaine peint.
Cette brunette peint des cochons. D'autres bêtes également, comme des vaches, des hommes et aussi des girafes.
Elle prend son pied en peignant avec les mains. Elle étend une grande toile blanche au sol, sur le parquet vitrifié de son appartement, et plutôt que d'y déposer un baiser au rouge à lèvres, elle laisse éclater les couleurs, elle patouille la matière qui se transforme comme par enchantement en une grosse bête châtoyante. Ça frime moins qu'un monochrome, et c'est moins cher que l'arnaque.


Acrylique sur toile 210 x 170

 
par François publié dans : Revue de blogs
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Mardi 27 février 2007
Voici un groupe terroriste bien sympathique.
A visiter d'urgence : Le manifeste du Sous-RéalismeEn un clic, vous serez téléporté en 2043 et pourrez écouter les infos du jour (?) ou lire le magazine.
On ne s'en lasse pas, il faut dire que la maquette est très belle, ce qui ne gâche rien.
Voici in extenso, le texte sans doute fondateur du sous-réalisme :

Manifeste du sous-réalisme
"En dépit des démarches particulières à chacun de ceux qui s’en sont réclamés ou s’en réclament, on finira bien par accorder que le [sous-réalisme] ne tend à rien tant qu ‘à provoquer, au point de vue intellectuel et moral une crise de conscience de l’espèce la plus générale et la plus grave et que l’obtention ou la non-obtention de ce résultat peut seule décider de sa réussite ou de son échec historique."
Pour l’instant, c’est un échec.
Des projets et promesses du Manifeste du sous-réalisme aux actions déplorables menées en son nom par le groupe éponyme, se dessine ici une théorie politique qui bouleversa le XXIe siècle dans un sens exactement inverse à celui du sens initial.


c'est signé Baghavad..


Cours-y vite, fillette, c'est rafraîchissant comme un maching gomme au pin des Landes
par François publié dans : Revue de blogs
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Mardi 27 février 2007
Il y a quelques années, Internet avait pour nom autoroute de l'information.
De grandes et belles choses ont vu le jour, sur ces chemins de plus en plus fréquentés, les sites collaboratifs, par exemple, au contenu –parfois contestable, ne faisons pas d'angélisme technologique– alimenté par les utilisateurs eux-mêmes, comme wikipedia, l'encyclopédie électronique libre et gratuite.
D'autres portails se sont inspirés de ce modèle pour y diffuser des informations diverses.
Il en est un qui s'intéresse au vert.
De la naissance à l'habitat, en passant par l'alimentation, la pensée ou le vivre ensemble, Ekopedia, cette encyclopédie pratique traite des techniques alternatives de vie. Certes le terme est très moche, "alternative de vie", ça fleure bon l'air du temps, bobo gaucho verdo.
(Verre d'eau? Pas à boire, tout de même, quelle horreur!)
Mais en dépit de cette cruauté syntaxique –j'aurais préféré, "l'encyclopédie pour ne pas vivre comme un con"– on trouve là de formidables informations pour retrouver la raison, celle qui dit que l'on ne vit qu'avec son temps et que nous ne sommes que locataires d'une grosse boule bleue comme une orange.
par François publié dans : Revue de blogs
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Lundi 26 février 2007
Si vous êtes suisse, que vous ne chantez pas "Queue jeu t'aimeeeuh", que vous avez besoin de lire autre chose que le journal de la haute horlogerie, qui bien que très instructif ne fait pas particulièrement dans le social, vous avez une chance de bien aimer ces suissesses de Même pas mal, aussi rouges que le drapeau de leur fédération.

Bien plus engagées que l'Ours ici présent, elles livrent des informations fort utiles et des réflexions fort pertinentes sur la société. Et puis, il en faut des gens engagés, que diable!
Seul défaut, elles ne parlent pas de moi ! (pas encore)
En exergue, au fronton de leur site, on peut lire: "On a passé l'âge de se laisser emmerder". C'est déjà tout un programme. Et ça, ça me plait!
par François publié dans : Revue de blogs
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Mardi 13 février 2007
Mon pense-bête personnel pour consultation ultérieure. Sur Incipit.blog : des lectures d'ouvrages Le blog de Pierre France : On est mal
par François publié dans : Revue de blogs
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Vendredi 9 février 2007
Voici un blog qui répondra à toutes vos questions.



Il n'est pas assuré que vous soyez satisfait de la réponse. Mais il a le mérite d'en proposer une.
En tout cas, on s'amuse bien à lire les réponse de ce professeur Cynik

Un extrait :

L'ours : Que devriendrions-nous sans point d'interrogation ?
Nous aurions du mal à pêcher.

Les champignons des Schtroumphs sont-ils vénéneux ?
Non, juste toxiques : ils donnent la peau bleue si on les bouffe.

Quel est le prénom du papa du Père Noël ?
Léon, c'est le père Léon.

Pourquoi Tintin a-t-il l'air crétin ?
Ce sont sans doute les pantalons de golf qui font ça.

Pourquoi mon patron a-t-il l'air con ?
Parce qu'il met lui aussi des pantalons de golf.

Les prochaines questions que j'ai posées :
Comment taire mot cœur ?
Est-ce que l'éther nu ment ou est-ce que l'éther nie thé ??
Est-ce que l'éclair scie ?
La vie, c'est vert, ça ?
La mort, c'est Le Mans ?
J'attends !!!
par François publié dans : Revue de blogs
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Mardi 30 janvier 2007
Technologies du langage

Jean Véronis est professeur de Linguistique et informatique à l’université d’Aix-en-Provence, co-auteur avec Louis-Jean Calvet de "Combat pour l’Elysée – paroles de prétendants.", et collectionneur de tous les documents rédigés en Occitan à destination de la bibliothèque virtuelle " Trésor de la langue d’Oc ".

Vous avez peut-être déjà entendu Jean Véronis sur vos ondes favorites, (France Inter, Europe 1), sur son blog, il passe à la moulinette syntaxique les discours de nos chères créatures politiques, toutes prétendantes à l’élection de chef. On en tirera tous les enseignements nécessaires avant de glisser notre bulletin dans l’urne.

Ainsi, dans une récente livraison (25 janvier 2007), il note que :
"* Le mot travail, c’est Nicolas Sarkozy qui l’emploie le plus et de très loin. Il s’agit très souvent du respect du travail ou du travail qu’il faut revaloriser.
* Ségolène Royal, elle, emploie surtout le mot salariés, qu’il faut protéger, bien sûr. Elle l’utilise 4 fois plus que Nicolas Sarkozy !
* Quant à François Bayrou, c’est le mot entreprise qui le distingue. Il l’emploie 5 fois plus que Ségolène Royal, et trois fois plus que Nicolas Sarkozy.
* Enfin, Jean-Marie Le Pen ne parle guère de salariés, ni d’entreprise, son mot fétiche à lui, c’est le peuple. En l’occurrence, le peuple laborieux, expression un peu laborieuse, qu’il est le seul à utiliser.",


Il conclut : "Remarquons que le mot travailleurs est le grand perdant de toute cette affaire, un peu comme s’il fallait l’éviter à tout prix. Il faut dire que je n’ai pas analysé les discours d’Arlette ! "

Quant aux choses sérieuses comme le développement durable ou les énergies renouvelables… bien peu y songent.

Depuis, Sarkozy est passé par Saint-Quentin, et comme le souligne Jean Véronis dans un billet plus récent, notre petit homme d’Intérieur qui nous a plutôt asséné des pronoms personnels et possessifs – à la première personne du singulier, ça n’aura échappé à personne – a truffé son discours de "travailleurs".

Quand on craint de se prendre un râteau, faut ratisser ! Que les mânes de Jaurès le patatrassent*.


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(*) Personnologisme signifiant asticoter, tourmenter, tarabuster jusqu’à faire chuter.
par François publié dans : Revue de blogs
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Lundi 29 janvier 2007
Chose promise, chose due. Je vous annonçais (ici) la réactualisation de son site avec 350 photos, Jean-Claude Seine
Vous y retrouverez : les gueules noires des Mines du Nord ou d’Alès, les lainières et les ouvrières du textile de la Redoute et d'ailleurs, les sidérurgistes dans l’Est les métallos de Bordeaux, Albi et sa verrerie, les ports du Havre ou de Marseille, les jeunes de la ZUP de Nîmes, les blouses blanches des infirmières ou des ouvrières de l’agroalimentaire, les débrayages, le vote pour l’arrêt de travail, la grève qui dure, les prises de parole sur les chantiers navals, les réunions syndicales à la Bourse du Travail, les ouvriers qui défilent, les flics qui chargent, Mai 68, les acrobates des PTT installant votre ligne de téléphone, les cheminots, la RATP, le métro qu’empruntent les salariés et ceux qui le font fonctionner, les jeunes de Saviem, les prolos de Boulogne-Billancourt ou de Peugeot, des intérieurs d’ouvriers du bâtiment, des extérieurs à Bataville, l’usine de chaussures, ou des terrains vagues avec les enfants des cités d’urgence à Trappes, mais aussi des moments de détente à la piscine, les concours de pêche, les vacances à la Grande Motte au camping, et l’ANPE, et enfin, la retraite, avec les petits enfants, quand ça sourit, ou tout seul, à la soupe populaire à Gennevilliers.

La mémoire d’un monde ouvrier que flatte Karchozy et qu’il ne connaît pas.
par François publié dans : Revue de blogs
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