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Cinquante

Cinquante ballons sondes dans le ciel envolés
Retombent dégonflés dans le panorama
Des sillons asséchés de rivières salées
Auront à tout jamais marqué le paysage
Ces fleuves de néant m'ont conduit vers l'amer
Soucieux du lendemain, voulant croire aux mirages
Es-tu bien ma clarté ? Mon ultime lumière ?
Rêverai-je longtemps aux traits de ton visage ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Dix lustres assassins n'auront terni ma quête
Sans savoir où je vais, hardi pionnier je cours
Vers une terre vierge encore, sans esprit de conquête
J'ai filé à l'anglaise des métaphores d'amour
Je me suis fait petit… à petit, j'ai grandi
J'ai rampé, j'ai rompu, toujours je fais l'abscons
J'ai cru à des chimères, les sirènes m'ont trahi
Resteras-tu la muse de mes rêves féconds ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?

Le voyage fut court, j'ai vu filer les berges
Au bon gré des tempêtes et des déserts gelés
Souffle sur le gâteau. Ce ne sont pas des cierges
Qui donnent un goût de cendre à ce sucre glacé
Ma coupe n'est pas pleine, qu'y scintillent les bulles
Ta flamme vivra-t-elle ce que vit l'allumette ?
L'heure n'est pas venue d'arrêter la pendule
Et tes cheveux sont-ils des fils de la comète ?

Tournent les aiguilles
La grande, la petite
Comme battent les cœurs
Comme battent les cœurs
S'effeuille l'éphéméride
Comme la marguerite
Est-ce que l'amour se meurt ?
Est-ce que l'amour se meurt ?


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