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Les pages du quotidien

Ce n’est pas le moment de me parler d’amour
Tu vois bien que je suis plongé dans le journal
Les nouvelles d’hier font les malheurs du jour
Près de toi je ressens un vide phénoménal
Une vie d’habitudes, la gaieté en transit
Des enfants sacrifiés, page des faits divers,
La télé allumée chaque soir comme un rite
Une guerre larvée entre deux états frères


Si la terre va mal, nous ne tournons pas rond
C’est de la faute au temps qui passe
Notre vieil idéal s’éteint dans le chaudron
Et les bonheurs perdus s’effacent.


Beaucoup de répression au cœur de nos envies
On s’empêche toujours, il faut dissimuler
La morale imbécile en sortira grandie
Et les ressentiments viennent s’accumuler
Quelques phrases finales pour vanter nos mérites
Juste avant que ne sonne la fin de la trêve
Ils n’ont pas d’importance, elles resteront sans suite
Les bonnes volontés aujourd’hui sont en grève


Refrain


A ne plus supporter, ni ton père ni ma mère
Nous sommes devenus l’un pour l’autre nos parents
Il y a ingérence au sein de nos affaires
Notre façon de vivre ennuie bien des tyrans
La météo est bonne, il n’y eut pas d’orage
Si ce n’est notre ciel toujours un peu plombé
Que les dieux de la guerre n’en prennent pas ombrage
Voilà Mars arrivant avec ses giboulées.

En sport hier au soir, il n’y eut de rencontre
Je crois qu’à tout jamais, le match est ajourné
Le terrain est trop lourd, la fatigue à l’encontre
Les champions sont bien las des joutes acharnées
Les pages du quotidien écrivent notre histoire
Sublime quelquefois, mais bien souvent sinistre
Pourtant il nous faudra la garder en mémoire
C’est aussi de ma faute si tous ces maux existent


Refrain

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