Le peuple, c'est plus ça.
Ceux qui sont nés avant les années quatre-vingts auront un petit pincement au cœur en visitant ce site exposant des photos* de Jean-Claude Seine : http://www.journaliste-reporter-images.com/galerie.htm


Le monde qu'il a photographié est sinistré. A force d'en parler dans les médias en le catégoriant, beaucoup ont oublié ce qu'il est, et les richesses qu'il a produites. Et pourtant, combien d'entre nous n'en sont pas issus ?
Je parle du populo. Du "monde du travail", des ouvriers, des laborieux. Ceux qui ont fabriqué ce qui a enrichi leurs maîtres. Ces photos datent, et pour cette raison sont inestimables. Bien mieux qu'un discours d'Arlette Laguiller, d'Olivier Besancenot ou de Marie-Georges Buffet, elles témoignent de l'incompréhensible injustice du jeu que l'on fait jouer au peuple.
Ils ont de bonnes gueules, ces ouvriers, d'autres sont terribles, figures pathétiques, bouleversantes qui traduisent le découragement l'abandon et la peur devant l'usine qui ferme, la paye minable ou la rudesse de la tâche quotidienne.
Les lieux, on le devine n'existent plus, et on se prend à penser que l'érosion du monde ouvrier a eu cet effet dont on ne parle pas dans nos radios et télévisions qu'est la perte d'un esprit populaire, une culture commune de solidarité. On dirait comment, aujourd'hui ? Du lien social ?
Place à la modernité ! Les banlieues crament de temps en temps, une économie parallèle s'y est développée, les anciens marlous s'appellent désormais des racailles, aux ordres de caïds. Gabin et Arletty sont à ranger au musée Grévin, et le Medef règne sans partage.
Sans partage. L'Histoire ne fait que se poursuivre.

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* Bientôt réactualisé, ce site exposera 350 photos relatant 20 ans de prolétariat (1964-1984). Merci à Jean-Claude Seine pour son aimable autorisation de reproduction de ses clichés.


Le monde qu'il a photographié est sinistré. A force d'en parler dans les médias en le catégoriant, beaucoup ont oublié ce qu'il est, et les richesses qu'il a produites. Et pourtant, combien d'entre nous n'en sont pas issus ?
Je parle du populo. Du "monde du travail", des ouvriers, des laborieux. Ceux qui ont fabriqué ce qui a enrichi leurs maîtres. Ces photos datent, et pour cette raison sont inestimables. Bien mieux qu'un discours d'Arlette Laguiller, d'Olivier Besancenot ou de Marie-Georges Buffet, elles témoignent de l'incompréhensible injustice du jeu que l'on fait jouer au peuple.
Ils ont de bonnes gueules, ces ouvriers, d'autres sont terribles, figures pathétiques, bouleversantes qui traduisent le découragement l'abandon et la peur devant l'usine qui ferme, la paye minable ou la rudesse de la tâche quotidienne.
Les lieux, on le devine n'existent plus, et on se prend à penser que l'érosion du monde ouvrier a eu cet effet dont on ne parle pas dans nos radios et télévisions qu'est la perte d'un esprit populaire, une culture commune de solidarité. On dirait comment, aujourd'hui ? Du lien social ?
Place à la modernité ! Les banlieues crament de temps en temps, une économie parallèle s'y est développée, les anciens marlous s'appellent désormais des racailles, aux ordres de caïds. Gabin et Arletty sont à ranger au musée Grévin, et le Medef règne sans partage.
Sans partage. L'Histoire ne fait que se poursuivre.

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* Bientôt réactualisé, ce site exposera 350 photos relatant 20 ans de prolétariat (1964-1984). Merci à Jean-Claude Seine pour son aimable autorisation de reproduction de ses clichés.
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