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Une bonne claque dans la gueule (papier optimiste)

Publié le par L'ours

Parfois, certains, ils mériteraient notez, on a envie de leur mettre une bonne claque dans la gueule. Des politiciens, comme des marchands, comme des artistes, comme des intellectuels, tout ça se ressemble, les marchandises diffèrent. Des voisins, aussi. Tout le monde, en fait. A voir leur tronche, les abeilles bourdonnent aux oreilles. A l'évocation, la main démange. Le bras partirait tout seul ou le pied au cul. L'envie. Jamais satisfaite. Certains culs ont de la chance.

On ne les connaît pas, on discerne. On suppute. Convaincu qu'une vilennie effleure l'esprit desdits. Certains de leur pensée fétide, de leurs mauvaises intentions, de motivations cachées. Persuadés qu'ils en appellent à votre adhésion sans tout donner, sans tout dire, en gardant en loucedé le petit plus crapoteux, l'arrière-pensée, le potentiel point de discorde définitive, la mouche dans le lait. La faux-cuterie. Le dédain. On n'en peut plus de leur voir l'œil scrutateur qui vérifie l'effet qu'ils font sur leur public. Ou l'air satisfait. Tout égal.

Parfois, d'autres, on mourrait d'envie de les connaîre, les serrer dans les bras, boire des coups avec. Partager le pain ou autre. Partager en tout cas. De l'amitié. Du respect. De l'admiration. De l'amour. Moi, j'ai beaucoup de morts. De jamais fréquentés amis morts. J'avais Bourvil, j'avais Lino. Tonton Georges. Plein. Enfin quelques-uns et unes. Qui m'inspiraient la bienveillance. Jamais sottise. Ils te mettent de grandes claques dans la gueule. Au détour d'un papier, d'une œuvre, d'un spectacle, d'un accord de guitare. Sous la folie, dans l'original. Ou dans la rugosité. C'est différent de l'admiration pour le travail, il y a jugement moral. On ne le sait pas, on n'a pas la preuve du pourquoi. Même en dépit des travers connus ou affichés ou dénoncés par d'autres, on a l'atome qui croche. C'est dans l'œil, la voix, que sais-je ? Des ondes, peut-être. Des mecs bien. Débonnaires. Pas de fourberie. Te donnent du plaisir que tu voudrais bien rendre en retour.

Heureusement, il y a des vivants. Je voudrais bien l'amitié. Je voudrais bien dire mon admiration ou mes proximités. Juste comme ça entre quatre z'yeux. A la coule. Sans préjugé. Sans intention. Sans le faire paraître ami de la vedette pour ceux concernés qui sont connus. Ainsi François Morel, Shirley & Dino, Sansévérino, Serge Llado, Christian Laborde, d'autres encore, des lecteurs d'ici, d'autres que j'entends à la radio. Je ne citerai pas tout le monde. Y en n'a pourtant pas tant. J'espère ne pas faire trop midinette. Je m'en fous après tout, je me déboutonne.

L'amitié c'est gratuit. Et on ne l'explique pas. Magie universelle et intemporelle.

 

 

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L'ours 30/04/2010 09:45



Non, M'sieur Machin, vous ne sentez pas le gaz ! Z'êtes dans le non-dit. Tout comme Carlita (l'autre). Je prends mes devants.