Sécurité alimentaire au cœur de Londres
Les Anglais sont des gens formidables. Je ne cesse de le répéter.
Nous autres Français, forts en gueule et pas peu fiers d''avoir un domaine d'excellence – la gastronomie – ne manquons jamais une occasion pour pointer, de la perfide Albion, la tare incommensurable : sa cuisine.
Pourquoi, en bon Français que je suis – n'ai-je pas applaudi, hurlé, avalé des litres de bière au coup de sifflet final du match Liverpool-Marseille, n'ai-je pas ragé des semaines durant à l'annonce que les Jeux Olympiques de 2012 se dérouleraient à Londres, n'ai-je pas dénoncé mes voisins juifs pendant la guerre ? (*) – pourquoi, donc, n'irais-je pas moi aussi de mon couplet sur le manque de goût de mes chers Anglais.
Ce qui me navre chez ce peuple qui jusqu'il n'y a pas si longtemps méprisait l'ingérence de l'Etat dans la vie du citoyen – du sujet de sa gracieuse majesté, devrais-je dire – à tel point, qu'il se passait allègrement de carte d'identité, c'est cette surenchère sécuritaire pratiquée quotidiennement. Nul doute que la crainte d'attentat participe largement à cette vogue du tout sous contrôle. Ça me navre d'autant plus que nous suivons le même chemin.
Mais revenons à nos Anglais.
Lundi soir, Soho, le quartier mythique de Londres, a été bouclé par les forces de l'ordre. On définit un périmètre de sécurité devant un restaurant thaïlandais renommé, déboulent des pompiers, une unité de lutte contre les risques chimiques, puis une noria d'ambulances. Les pompiers revêtent des combinaisons spéciales. Semblent suivre des émanations d'un gaz odorant...
Vu de l'extérieur, la situation craint, mais visiblement on s'en occupe !
Attaque chimique ? Terrorisme ? Quel est ce produit chimique qui empoisonne l'atmosphère des forces de l'ordre ?
Ça y est, on a décelé l'origine de l'odeur, on a identifié le produit et le coupable.
C'était la sauce aux piments grillés "nam prik pao" du chef cuisinier Chalemchai Tangjariyapoon.
Juste un poil piquante, n'est-il pas ?
_________________________________________
(*) Non, non. Rien de tout ça. Bien que bon Français
Nous autres Français, forts en gueule et pas peu fiers d''avoir un domaine d'excellence – la gastronomie – ne manquons jamais une occasion pour pointer, de la perfide Albion, la tare incommensurable : sa cuisine.
Pourquoi, en bon Français que je suis – n'ai-je pas applaudi, hurlé, avalé des litres de bière au coup de sifflet final du match Liverpool-Marseille, n'ai-je pas ragé des semaines durant à l'annonce que les Jeux Olympiques de 2012 se dérouleraient à Londres, n'ai-je pas dénoncé mes voisins juifs pendant la guerre ? (*) – pourquoi, donc, n'irais-je pas moi aussi de mon couplet sur le manque de goût de mes chers Anglais.
Ce qui me navre chez ce peuple qui jusqu'il n'y a pas si longtemps méprisait l'ingérence de l'Etat dans la vie du citoyen – du sujet de sa gracieuse majesté, devrais-je dire – à tel point, qu'il se passait allègrement de carte d'identité, c'est cette surenchère sécuritaire pratiquée quotidiennement. Nul doute que la crainte d'attentat participe largement à cette vogue du tout sous contrôle. Ça me navre d'autant plus que nous suivons le même chemin.
Mais revenons à nos Anglais.
Lundi soir, Soho, le quartier mythique de Londres, a été bouclé par les forces de l'ordre. On définit un périmètre de sécurité devant un restaurant thaïlandais renommé, déboulent des pompiers, une unité de lutte contre les risques chimiques, puis une noria d'ambulances. Les pompiers revêtent des combinaisons spéciales. Semblent suivre des émanations d'un gaz odorant...
Vu de l'extérieur, la situation craint, mais visiblement on s'en occupe !
Attaque chimique ? Terrorisme ? Quel est ce produit chimique qui empoisonne l'atmosphère des forces de l'ordre ?
Ça y est, on a décelé l'origine de l'odeur, on a identifié le produit et le coupable.
C'était la sauce aux piments grillés "nam prik pao" du chef cuisinier Chalemchai Tangjariyapoon.
Juste un poil piquante, n'est-il pas ?
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(*) Non, non. Rien de tout ça. Bien que bon Français
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