La bonne blague de Nick the First
Je reviens quelques instants sur la décision de notre incomparable, de supprimer la publicité des chaînes de service public.
A moins de privatiser une des chaînes, l'argent va manquer pour financer les services d'information, les productions de créations (téléfilms), et les heures libérées par cette suppression des spots de pub. La rallonge de crédits réclamés par Patrick de Carolis, le président de France Télévisions a été refusée et près de 300 personnes employées dans la régie publicitaire se retouvent sans grande utilité et donc promis à rejoindre la grande famille des chômeurs. Or la privatisation d'une de ces chaînes ne réjouit pas nos amis Bouygues (TF1) et Bolloré(Direct 8) qui entendent bien profiter de la répartition des budgets pulicitaires jadis gagnés par le service public, et qui verraient d'un assez mauvais œil un concurrent venir semer le trouble dans le paradis des marchands de temps de cerveau disponible. Le financement de la télé de service public doit donc se faire autrement. Ce génie des temps modernes qu'est Alain Minc, conseiller de Bolloré et Président du conseil de surveillance du Monde (cumul étonnant puisque Bolloré possède deux journaux quotidiens gratuits Matin Plus, et Direct Soir, donc concurrents du Monde) a trouvé la solution à cet épineux problème de satisfaire chèvre et chou : taxer les opérateurs de téléphonie mobile, fournisseurs d'accès à Internet. On pourra également taxer les supports tels disques durs, CD vierges, postes de télé, etc.
Voilà une idée belle et bonne.
Déjà, le coût déboursé par un fabricant pour faire réaliser une publicité vantant son produit et l'achat d'espaces pour la diffuser est inclus dans le prix de vente du produit, ainsi que celui du distributeur, c'est-à-dire que la pub pour un produit est payée par celui qui a été sensible à cette pub – le consommateur –, maintenant, une partie de l'espace lui-même (de la valeur de la captation des budgets autrefois gagnés par le service public) sera déjà réglée par les consommateurs, puisqu'ils financeront la part anciennement apportée par la publicité.
Ça ressemble foutrement à avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crèmière.
Donc, le consommateur achète :
– un produit ;
– sa publicité et sa diffusion ;
– une partie du canal de diffusion de sa publicité.
Un trois-en-un, de quoi viendrait-il se plaindre ?
A moins de privatiser une des chaînes, l'argent va manquer pour financer les services d'information, les productions de créations (téléfilms), et les heures libérées par cette suppression des spots de pub. La rallonge de crédits réclamés par Patrick de Carolis, le président de France Télévisions a été refusée et près de 300 personnes employées dans la régie publicitaire se retouvent sans grande utilité et donc promis à rejoindre la grande famille des chômeurs. Or la privatisation d'une de ces chaînes ne réjouit pas nos amis Bouygues (TF1) et Bolloré(Direct 8) qui entendent bien profiter de la répartition des budgets pulicitaires jadis gagnés par le service public, et qui verraient d'un assez mauvais œil un concurrent venir semer le trouble dans le paradis des marchands de temps de cerveau disponible. Le financement de la télé de service public doit donc se faire autrement. Ce génie des temps modernes qu'est Alain Minc, conseiller de Bolloré et Président du conseil de surveillance du Monde (cumul étonnant puisque Bolloré possède deux journaux quotidiens gratuits Matin Plus, et Direct Soir, donc concurrents du Monde) a trouvé la solution à cet épineux problème de satisfaire chèvre et chou : taxer les opérateurs de téléphonie mobile, fournisseurs d'accès à Internet. On pourra également taxer les supports tels disques durs, CD vierges, postes de télé, etc.
Voilà une idée belle et bonne.
Déjà, le coût déboursé par un fabricant pour faire réaliser une publicité vantant son produit et l'achat d'espaces pour la diffuser est inclus dans le prix de vente du produit, ainsi que celui du distributeur, c'est-à-dire que la pub pour un produit est payée par celui qui a été sensible à cette pub – le consommateur –, maintenant, une partie de l'espace lui-même (de la valeur de la captation des budgets autrefois gagnés par le service public) sera déjà réglée par les consommateurs, puisqu'ils financeront la part anciennement apportée par la publicité.
Ça ressemble foutrement à avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crèmière.
Donc, le consommateur achète :
– un produit ;
– sa publicité et sa diffusion ;
– une partie du canal de diffusion de sa publicité.
Un trois-en-un, de quoi viendrait-il se plaindre ?
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