Pas le temps
Aux très chers lecteurs des Carnets de l'Ours, ils se reconnaîtront, ils ne sont pas nombreux, qu'ils se téléphonent entre eux, ils n'épuiseront pas leur forfait, je n'aurais qu'un mot, reprenant
ce refrazin de Fugain : cette semaine, je n'aurai pas le temps.
Pas le temps de pester contre l'Euro 2008, moi qui ne déteste pas le foot, mais qui commence (depuis une vingtaine d'années) à en avoir ras la casquette des simagrées des joueurs ultra millionnaires, de leurs moues méprisantes quand il s'agit de répondre à un journaleux dont les questions laisseraient perplexe un organisme monocellulaire, de leurs bondieuserie avant, pendant et après match, des ambiances secret défense de l'hôtel et du stade où ces messieurs messieurs résident et s'entraînent, et tutti, de l'invasion médiatique dans nos salons à tout moment de la journée, TV et radios confondues, comme si la compétition baballesque, pouvait changer ce qui est fondamental à nos vies.
Pas le temps de commenter l'éviction de PPDA du jité de TF1 que je ne regarde jamais, parce que les bétonneurs amis de présidents ne m'apparaissent pas comme les meilleurs pourvoyeurs d'information indépendante. Si j'entends un seul commentateur bouleversé de ce licenciement – à n'en pas douter, il s'en trouvera – je sens que je ne vais pas maîtriser mon énervement. Déjà que je bouillonne en apprenant que ce brave Bouygues-Bouygues, bétonne et fort mal notre futur chef d'œuvre industrialo-atomiste, poulet maçon champion de la fissure nucléaire.
Même pas le temps de me souvenir de Dino Risi, mort ce viquende, pépite éteinte d'un cinéma italien qui a quasiment passé l'arme à gauche depuis des décennies.
Il va vous falloir relire des trucs et machins vieux de plusieurs jours, semaines, etc.
Peut-être à demain.
Pas le temps de pester contre l'Euro 2008, moi qui ne déteste pas le foot, mais qui commence (depuis une vingtaine d'années) à en avoir ras la casquette des simagrées des joueurs ultra millionnaires, de leurs moues méprisantes quand il s'agit de répondre à un journaleux dont les questions laisseraient perplexe un organisme monocellulaire, de leurs bondieuserie avant, pendant et après match, des ambiances secret défense de l'hôtel et du stade où ces messieurs messieurs résident et s'entraînent, et tutti, de l'invasion médiatique dans nos salons à tout moment de la journée, TV et radios confondues, comme si la compétition baballesque, pouvait changer ce qui est fondamental à nos vies.
Pas le temps de commenter l'éviction de PPDA du jité de TF1 que je ne regarde jamais, parce que les bétonneurs amis de présidents ne m'apparaissent pas comme les meilleurs pourvoyeurs d'information indépendante. Si j'entends un seul commentateur bouleversé de ce licenciement – à n'en pas douter, il s'en trouvera – je sens que je ne vais pas maîtriser mon énervement. Déjà que je bouillonne en apprenant que ce brave Bouygues-Bouygues, bétonne et fort mal notre futur chef d'œuvre industrialo-atomiste, poulet maçon champion de la fissure nucléaire.
Même pas le temps de me souvenir de Dino Risi, mort ce viquende, pépite éteinte d'un cinéma italien qui a quasiment passé l'arme à gauche depuis des décennies.
Il va vous falloir relire des trucs et machins vieux de plusieurs jours, semaines, etc.
Peut-être à demain.
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