Je ne comprends pas pourquoi... vous oui ?
Je ne comprends pas pourquoi il faut s'avaler de telles débilités à longueur de journée.
Un exemple : la publicité pour les assurances Matmut, sur France Inter, radio de service public.
On aime ou non Philippe Chevallier et Régis Laspallès, un duo de comédiens qui exploite une mine de personnages phallocrates, petits en tout, minables, des toquards bornés qui pourraient presque être dangereux s'ils existaient D'ailleurs, ils existent. Ces bons comédiens furent, si je ne me trompe pas, révélés au petit théâtre de Bouvard. La question n'est pas là.
La pub pour la Matmut, voilà le sujet.
Un semblant de chanson pas très bien chantée, mais bien arrangée dans le genre loupé exprès.
Tu habites où ?
A Saumur...
C'est la Matmut qui m'assure.
Tu habites où ?
Sur la côte d'azur...
C'est la Matmut qui m'assure.
Et elle assure comment la Matmut ?
Elle assure comme Ben Hur.
... ?
Je ne comprends pas pourquoi il faut s'avaler de telles débilités à longueur de journée. Vous oui ?
Maître-mot dans la presse hier, le populisme. Sur le mode de la dénonciation, bien sûr. Buzz buzz.
Le populisme ? Quel populisme ?
Celui qui viserait politiquement à flatter les bas instincts du peuple s'érigeant contre une élite économique qui profite(rait) salement du pouvoir détenu entre ses pauvres mains, celui qui s'attacherait à s'opposer à la collusion entre dirigeants politiques et dirigeants d'entreprises. Comme si l'argument, en définitive, était fallacieux. Comme si les dernières et quotidiennes révélations de captation de pognon par les grands cols blancs n'étaient qu'un épiphénomène du capitalisme chancelant.
Outre que le populisme est une doctrine marxiste qui, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, avait pour but d'entraîner la paysannerie et le prolétariat (que des gros mots) à s'insurger contre le tsarisme, ce mot a été rhabillé pour en faire le synonyme de réaction d'une classe petitement bourgeoise qui, éloignée du pouvoir, s'appuierait, afin de le conquérir, sur le peuple (pour le coup non marxiste) en le flagornant. (cf. dans les années 70, le Cid-Unati de Gérard Nicou et le poujadisme, plutôt marqués à la droite de la droite)
Critiquer le pouvoir et les maîtres du monde serait donc populiste. Beurk, touchez-y pas. Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage.
Je ne comprends pas pourquoi il faut s'avaler de telles débilités à longueur de journée. Vous oui ?
Question subsidiaire : la pub, la comm'... ne présentent-elles quelques exhalaisons de populisme dans l'acception moderne du terme. Vous avez trois heures.
Un exemple : la publicité pour les assurances Matmut, sur France Inter, radio de service public.
On aime ou non Philippe Chevallier et Régis Laspallès, un duo de comédiens qui exploite une mine de personnages phallocrates, petits en tout, minables, des toquards bornés qui pourraient presque être dangereux s'ils existaient D'ailleurs, ils existent. Ces bons comédiens furent, si je ne me trompe pas, révélés au petit théâtre de Bouvard. La question n'est pas là.
La pub pour la Matmut, voilà le sujet.
Un semblant de chanson pas très bien chantée, mais bien arrangée dans le genre loupé exprès.
Tu habites où ?
A Saumur...
C'est la Matmut qui m'assure.
Tu habites où ?
Sur la côte d'azur...
C'est la Matmut qui m'assure.
Et elle assure comment la Matmut ?
Elle assure comme Ben Hur.
... ?
Je ne comprends pas pourquoi il faut s'avaler de telles débilités à longueur de journée. Vous oui ?
Maître-mot dans la presse hier, le populisme. Sur le mode de la dénonciation, bien sûr. Buzz buzz.
Le populisme ? Quel populisme ?
Celui qui viserait politiquement à flatter les bas instincts du peuple s'érigeant contre une élite économique qui profite(rait) salement du pouvoir détenu entre ses pauvres mains, celui qui s'attacherait à s'opposer à la collusion entre dirigeants politiques et dirigeants d'entreprises. Comme si l'argument, en définitive, était fallacieux. Comme si les dernières et quotidiennes révélations de captation de pognon par les grands cols blancs n'étaient qu'un épiphénomène du capitalisme chancelant.
Outre que le populisme est une doctrine marxiste qui, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, avait pour but d'entraîner la paysannerie et le prolétariat (que des gros mots) à s'insurger contre le tsarisme, ce mot a été rhabillé pour en faire le synonyme de réaction d'une classe petitement bourgeoise qui, éloignée du pouvoir, s'appuierait, afin de le conquérir, sur le peuple (pour le coup non marxiste) en le flagornant. (cf. dans les années 70, le Cid-Unati de Gérard Nicou et le poujadisme, plutôt marqués à la droite de la droite)
Critiquer le pouvoir et les maîtres du monde serait donc populiste. Beurk, touchez-y pas. Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage.
Je ne comprends pas pourquoi il faut s'avaler de telles débilités à longueur de journée. Vous oui ?
Question subsidiaire : la pub, la comm'... ne présentent-elles quelques exhalaisons de populisme dans l'acception moderne du terme. Vous avez trois heures.
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