Concurrence déloyale – libéralisme (écologique) et esclavagisme consentant (2)
L'enfer est pavé de bonnes intentions. C'est la réflexion que je me faisais après avoir vu cette
émission de M6, 66 minutes, fin juin, qui traitait de l'écovolontariat et de vacances vertes.
L'industrie du cinéma a abandonné depuis belle lurette le registre du burlesque, il faut désormais aller le chercher dans le documentaire et le reportage télévisuel. Qu'est-ce que je me suis marré !
On y voyait comment de jeunes gens – jeune, c'est mieux, il faut avoir la forme physique – qui volontairement s'engageaient à aller sauver des tortues dans je ne sais quel bled paumé au sud-est de nulle part, coaché par un de ces apprentis dictateurs verts dont on aurait tout à craindre si on leur confiait une once de pouvoir. Car pour sauver la nature – je ne dis pas qu'il ne faut pas la préserver – on ne recule devant aucun sacrifice... du stagiaire ! C'est comme un boulot à plein temps, avec heures supplémentaires de nuit (à courir après les vilains crabes qui veulent manger les gentilles tortues), mais en beaucoup moins bien payé. En fait, en pas payé du tout. Sinon, les modalités de travail ressemblent à celles des boulots rémunérés. Motivation des travailleurs, engueulades des travailleurs, passage sous silence du nombre d'heures offertes par le travailleur. Conditions de vie et d'hébergement spartiates du travailleur. Quand on aime, on ne compte pas et on ne s'arrête pas à de sordides détails de confort petit-bourgeois, comme dormir dans un lit dans une chambre en mangeant correctement.
D'autres s'étaient mis en tête de rénover un tas de vieilles pierres. Pour pas un rond, ils te remettent un château d'aplomb sous un soleil approximativement du même nom. Très économique pour le proprio du bâtiment, particulier ou collectivité.
D'autres encore profitaient de "vacances vertes" pour "donner un coup de main" au paysan local qui en contrepartie n'exigeait d'eux aucun argent pour le gîte et le couvert. Les gros malins qui ont inventé ces vacances à la ferme qui ne sont pas des vacances, appellent ça le wwoofing. Le travail, pardon, l'aide est exécutée par des wwoofers . C'est plus moderne et c'est tellement plus bio, d'ailleurs ça se sent tout de suite quand on voit les deux W du mot qui fait penser au WWF organisme sanctifié vert comme Greenpeace.
Pour l'équivalent d'un temps plein allongé avec une ou deux heures libres par jour, le gars qui s'est offert ce style de vacances vertes, n'a pas à se plaindre. C'est même économique, pour un étudiant par exemple, il ne déboursera pas un centime pour ses vacances (hormis le voyage, faut pas déconner, non plus, le cul-terreux bio, ce n'est pas l'Armée du salut !) S'il est militant, le gars, ça sera mieux. Pour lui. Ça passera mieux.
Sûr que s'il est fatigué et passe son heure libre à allonger son temps de sommeil, la feignasse aura mérité de passer des vacances de merde.
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais en ce qui me concerne, travailler gratuitement (voire en payant), j'appelle cela de l'arnaque.
Voici les liens proposés par le site de 66 minutes. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais je sais que ce n'est pas pour moi !
http://www.roulottes-du-pradal.com/
* Une prochaine fois, toujours cette technique du teasing qui fait des marchands de lessive des êtres exceptionnels qui réussissent leur vie avant cinquante ans grâce à l'achat d'une montre de luxe, le remplacement de journalistes professionnels par des stagiaires.
L'industrie du cinéma a abandonné depuis belle lurette le registre du burlesque, il faut désormais aller le chercher dans le documentaire et le reportage télévisuel. Qu'est-ce que je me suis marré !
On y voyait comment de jeunes gens – jeune, c'est mieux, il faut avoir la forme physique – qui volontairement s'engageaient à aller sauver des tortues dans je ne sais quel bled paumé au sud-est de nulle part, coaché par un de ces apprentis dictateurs verts dont on aurait tout à craindre si on leur confiait une once de pouvoir. Car pour sauver la nature – je ne dis pas qu'il ne faut pas la préserver – on ne recule devant aucun sacrifice... du stagiaire ! C'est comme un boulot à plein temps, avec heures supplémentaires de nuit (à courir après les vilains crabes qui veulent manger les gentilles tortues), mais en beaucoup moins bien payé. En fait, en pas payé du tout. Sinon, les modalités de travail ressemblent à celles des boulots rémunérés. Motivation des travailleurs, engueulades des travailleurs, passage sous silence du nombre d'heures offertes par le travailleur. Conditions de vie et d'hébergement spartiates du travailleur. Quand on aime, on ne compte pas et on ne s'arrête pas à de sordides détails de confort petit-bourgeois, comme dormir dans un lit dans une chambre en mangeant correctement.
D'autres s'étaient mis en tête de rénover un tas de vieilles pierres. Pour pas un rond, ils te remettent un château d'aplomb sous un soleil approximativement du même nom. Très économique pour le proprio du bâtiment, particulier ou collectivité.
D'autres encore profitaient de "vacances vertes" pour "donner un coup de main" au paysan local qui en contrepartie n'exigeait d'eux aucun argent pour le gîte et le couvert. Les gros malins qui ont inventé ces vacances à la ferme qui ne sont pas des vacances, appellent ça le wwoofing. Le travail, pardon, l'aide est exécutée par des wwoofers . C'est plus moderne et c'est tellement plus bio, d'ailleurs ça se sent tout de suite quand on voit les deux W du mot qui fait penser au WWF organisme sanctifié vert comme Greenpeace.
Pour l'équivalent d'un temps plein allongé avec une ou deux heures libres par jour, le gars qui s'est offert ce style de vacances vertes, n'a pas à se plaindre. C'est même économique, pour un étudiant par exemple, il ne déboursera pas un centime pour ses vacances (hormis le voyage, faut pas déconner, non plus, le cul-terreux bio, ce n'est pas l'Armée du salut !) S'il est militant, le gars, ça sera mieux. Pour lui. Ça passera mieux.
Sûr que s'il est fatigué et passe son heure libre à allonger son temps de sommeil, la feignasse aura mérité de passer des vacances de merde.
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais en ce qui me concerne, travailler gratuitement (voire en payant), j'appelle cela de l'arnaque.
Voici les liens proposés par le site de 66 minutes. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais je sais que ce n'est pas pour moi !
http://www.roulottes-du-pradal.com/
* Une prochaine fois, toujours cette technique du teasing qui fait des marchands de lessive des êtres exceptionnels qui réussissent leur vie avant cinquante ans grâce à l'achat d'une montre de luxe, le remplacement de journalistes professionnels par des stagiaires.
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