On peut bien se passer de ministre, pourquoi ne pas se passer de culture?
Hier soir, on célébrait Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, un certain état d'esprit, la bravoure, l'effacement devant l'idéal, l'honneur : en un mot le panache. On célébrait par la même occasion, en récompensant de nombreux "Molière" le travail de la Comédie française et celui de Denis Podalydès, le service public, les métiers avec l'ensemble des petites abeilles bourdonnantes autour de la ruche, et encore l'ouverture et la nouvelle administratrice Murielle Mayette.
Hier soir, le théâtre s'autocélébrait, et il avait bien raison. On n'est jamais si bien servi que par soi-même, d'autant que ce genre de métier – car comédien, technicien, metteur en scène, auteur sont des métiers, exercés par des hommes qui s'attendent légitimement à en vivre, en dépit du commercial absolu – n'est guère favorisé par les grands médias audiovisuels.
Certes, la période à la fois post électorale et pré électorale a pu avoir quelque incidence sur le calendrier de nos chers représentants.
Certes, le temps est davantage à la présentation qu'à la représentation. Dans les hautes sphères politiques, nombre de brillants esprits avides de faire don de leur intelligence en sus de leur personne (je ne voudrais pas parodier Pétain) à la nation, montent la garde, jour et nuit, auprès de leur téléphone afin de ne pas manquer une proposition de maroquin.
Certes, beaucoup ont beaucoup donné lors de la campagne pour l'élection présidentielle et méritent un repos naturel.
A l'instar d'Isabelle Adjani qui est une exceptionnelle Marie Stuart au théâtre Marigny, de grandes personnalités ont marqué cette vingt et unième nuit des Molière. Par leur absence. C'est ainsi que certains brillent. Ainsi, Monsieur Renaud Donnedieu de Vabre, ci-devant ministre de la Culture n'a pas jugé sa présence essentielle à la remise annuelle des prix, et a préféré faire l'école buissonnière, loin des préoccupations des comédiens. Cet art essentiel qu'est le théâtre ne souffrira pas d'une telle incongruité. Il en a vu d'autres, le théâtre. Et puis, il semble logique que l'intermittence ne concerne pas les seuls acteurs et techniciens.
Mais puisque du ministère de la Culture, il avait encore la charge hier soir, il devrait méditer cette devise, celle de notre Théâtre national : Etre ensemble et être soi-même.
Ensemble, c'est dans l'air du temps, et il paraît que sous cette condition, tout devient possible.
Comme la suppression du ministère de la Culture, par exemple ?

Hier soir, le théâtre s'autocélébrait, et il avait bien raison. On n'est jamais si bien servi que par soi-même, d'autant que ce genre de métier – car comédien, technicien, metteur en scène, auteur sont des métiers, exercés par des hommes qui s'attendent légitimement à en vivre, en dépit du commercial absolu – n'est guère favorisé par les grands médias audiovisuels.
Certes, la période à la fois post électorale et pré électorale a pu avoir quelque incidence sur le calendrier de nos chers représentants.
Certes, le temps est davantage à la présentation qu'à la représentation. Dans les hautes sphères politiques, nombre de brillants esprits avides de faire don de leur intelligence en sus de leur personne (je ne voudrais pas parodier Pétain) à la nation, montent la garde, jour et nuit, auprès de leur téléphone afin de ne pas manquer une proposition de maroquin.
Certes, beaucoup ont beaucoup donné lors de la campagne pour l'élection présidentielle et méritent un repos naturel.
A l'instar d'Isabelle Adjani qui est une exceptionnelle Marie Stuart au théâtre Marigny, de grandes personnalités ont marqué cette vingt et unième nuit des Molière. Par leur absence. C'est ainsi que certains brillent. Ainsi, Monsieur Renaud Donnedieu de Vabre, ci-devant ministre de la Culture n'a pas jugé sa présence essentielle à la remise annuelle des prix, et a préféré faire l'école buissonnière, loin des préoccupations des comédiens. Cet art essentiel qu'est le théâtre ne souffrira pas d'une telle incongruité. Il en a vu d'autres, le théâtre. Et puis, il semble logique que l'intermittence ne concerne pas les seuls acteurs et techniciens.
Mais puisque du ministère de la Culture, il avait encore la charge hier soir, il devrait méditer cette devise, celle de notre Théâtre national : Etre ensemble et être soi-même.
Ensemble, c'est dans l'air du temps, et il paraît que sous cette condition, tout devient possible.
Comme la suppression du ministère de la Culture, par exemple ?

Simul et singulis, "Etre ensemble et soi-même" :
la devise de la Comédie française.
la devise de la Comédie française.
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