Développement dur dur durable
Le développement durable et l'écologie vont bien. Merci pour eux.
La preuve : en l'honneur du salon du Bourget, le service audiovisuel public – France 2 en tête – ne perd pas une occasion de vanter l'hélicoptère qui va aussi vite qu'un avion ou l'avion qui décolle à la manière d'un hélico, le jet privé, de taille moyenne ou modeste, véritable taxi d'aérodrome, qui évite de se rendre à l'aéroport, trop éloigné pour ces messieurs-dames, occasionnant ainsi une perte de temps, donc d'argent, ou encore l'airbus A380 aménagé en palace pour émir classieux, avec hammam, jacuzzi et gadgets magnifiques.
On n'évite pas non plus de s'étendre sur les fameux chasseurs-bombardiers Rafale 3, ce qui serait bien une faute de goût, puisque la France glorieuse internationale et qui se lève enfin tôt, s'apprête à se construire un nouveau porte-avions (32 Rafale, 5 hélicoptères lourds, 3 Hawkeye) – des contrats avaient déjà été passés avant les élections par MAM, sur les fonds de la prochaine loi de programmation militaire, avec des fournisseurs américains pour deux catapultes (ce qui permet de lancer les engins volants sur le pont du navire). Et même, s'il apparaissait prudent d'annoncer que "rien n'est irréversible", on ne rompt pas un contrat passé avec ce genre de société américaine, sans s'attendre à payer de lourdes pénalités. (cf. Mer et marine).
Dans nos médias, on s'enorgueillit encore des commandes record d'Airbus sur le même salon du Bourget.
Vraiment, tout va bien. Même si, du côté d'EADS, Allemands et Français ne sont guère d'accord sur la part du consortium franco-allemand dans Dassault Aviation. Même si les suppressions de postes y sont plus que jamais à l'ordre du jour. Détails que tout cela. Quand l'avion va, tout va.
Dans les années soixante (1963), Gilbert Bécaud chantait "Le dimanche à Orly", on rêvait aux voyages en avion, l'écologie n'existait pas. Notre ignorance préservait notre bonheur.
La preuve : en l'honneur du salon du Bourget, le service audiovisuel public – France 2 en tête – ne perd pas une occasion de vanter l'hélicoptère qui va aussi vite qu'un avion ou l'avion qui décolle à la manière d'un hélico, le jet privé, de taille moyenne ou modeste, véritable taxi d'aérodrome, qui évite de se rendre à l'aéroport, trop éloigné pour ces messieurs-dames, occasionnant ainsi une perte de temps, donc d'argent, ou encore l'airbus A380 aménagé en palace pour émir classieux, avec hammam, jacuzzi et gadgets magnifiques.
On n'évite pas non plus de s'étendre sur les fameux chasseurs-bombardiers Rafale 3, ce qui serait bien une faute de goût, puisque la France glorieuse internationale et qui se lève enfin tôt, s'apprête à se construire un nouveau porte-avions (32 Rafale, 5 hélicoptères lourds, 3 Hawkeye) – des contrats avaient déjà été passés avant les élections par MAM, sur les fonds de la prochaine loi de programmation militaire, avec des fournisseurs américains pour deux catapultes (ce qui permet de lancer les engins volants sur le pont du navire). Et même, s'il apparaissait prudent d'annoncer que "rien n'est irréversible", on ne rompt pas un contrat passé avec ce genre de société américaine, sans s'attendre à payer de lourdes pénalités. (cf. Mer et marine).
Dans nos médias, on s'enorgueillit encore des commandes record d'Airbus sur le même salon du Bourget.
Vraiment, tout va bien. Même si, du côté d'EADS, Allemands et Français ne sont guère d'accord sur la part du consortium franco-allemand dans Dassault Aviation. Même si les suppressions de postes y sont plus que jamais à l'ordre du jour. Détails que tout cela. Quand l'avion va, tout va.
Dans les années soixante (1963), Gilbert Bécaud chantait "Le dimanche à Orly", on rêvait aux voyages en avion, l'écologie n'existait pas. Notre ignorance préservait notre bonheur.
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