Il ne s'agit plus de se méfier
Il va falloir se calmer, les gens de la France d'en haut ! La France d'en haut, je ne veux pas par là parler des habitants du Nord de notre beau pays, des Ch'tis, mais de ceux qui se sentent
récipiendaires d'un quelconque pouvoir, revendiqué par la décomplexion de la droite, pauvre position que soutient une majorité vieille d'une année et demie. La majorité pour cinq ans, c'est comme
une voiture neuve, sitôt acquise, elle se déprécie, à bien souvent ne plus valoir tripette passé le premier anniversaire.
Ainsi, ce petit côté tolérance-zéro, ces faces raides de père tape-dur et ces impavides figures de Folcoche qu'arborent Justice et Police, depuis que notre empereur bien-aimé, le citoyen Nick the First remporta l'adhésion de son peuple, un soir de mai au Fouquet's à Paris.
Ainsi on veut maîtriser tous les canaux qui permettent de rouler les idées du peuple dans la farine. Et de faire (ou laisser faire) évincer tel directeur de la rédaction d'un hebdomadaire pour une photo agaçante, et de promettre le retour de bâton à telle rédaction de chaîne de télé publique pour opposition au candidat, et de se rappeler deux mots dont on s'est vexé, servis par un (le) présentateur de jité qui paraissait indéboulonnable. Ainsi, on exerce sa petite vengeance. Un châtiment consécutif à des crimes dont la gravité ne saute pas aux yeux du justiciable ordinaire.
Ainsi, on projette de nommer soi-même, le dirigeant de la holding France Télévisions, on prévoit d'utiliser la télé publique à son profit idéologique ; ainsi, guidé par des amis sûrs, qui comme cela tombe bien, dirigent des chaînes privées, on assèche les finances des chaînes de service public, (en trompant sur le mode et le montant du financement puisque les "amis sûrs" n'acceptent pas de payer en totalité leur contribution initialement prévue) ce qui ne manquera pas de contraindre ledit service public à se séparer à terme d'au moins l'une d'entre elles, et à regrouper les rédactions de F2 et F3.
Ainsi, les attaques contre les médias et les journalistes se multiplient. Nous sommes à l'heure de l'intimidation. Ici on envoie les forces de l'ordre perquisitionner tel journal, ici on garde à vue pour se faire livrer une source (ce contre quoi tout journaliste a le droit et le devoir de s'opposer) là, on prétexte de l'absence à une convocation pour une affaire d'une importance extrème de diffamation pour menotter, fouiller intimement et incarcérer un ancien directeur de la publication.
A noter la mise au point de la ministre sur l'heure (très matinale) de la mise en garde à vue : "Il n'était pas six heures et demie, il était sept heures moins le quart", si la volonté de se foutre de notre gueule n'était pas patente, voilà qui est fait.
Bref, le pouvoir n'admet pas qu'une part du pouvoir lui échappe. Pas même celui de le contredire. Pas même celui de lui déplaire.
C'est ce qu'on appelle un régime autocratique.
Il ne s'agit plus de se méfier.
Ainsi, ce petit côté tolérance-zéro, ces faces raides de père tape-dur et ces impavides figures de Folcoche qu'arborent Justice et Police, depuis que notre empereur bien-aimé, le citoyen Nick the First remporta l'adhésion de son peuple, un soir de mai au Fouquet's à Paris.
Ainsi on veut maîtriser tous les canaux qui permettent de rouler les idées du peuple dans la farine. Et de faire (ou laisser faire) évincer tel directeur de la rédaction d'un hebdomadaire pour une photo agaçante, et de promettre le retour de bâton à telle rédaction de chaîne de télé publique pour opposition au candidat, et de se rappeler deux mots dont on s'est vexé, servis par un (le) présentateur de jité qui paraissait indéboulonnable. Ainsi, on exerce sa petite vengeance. Un châtiment consécutif à des crimes dont la gravité ne saute pas aux yeux du justiciable ordinaire.
Ainsi, on projette de nommer soi-même, le dirigeant de la holding France Télévisions, on prévoit d'utiliser la télé publique à son profit idéologique ; ainsi, guidé par des amis sûrs, qui comme cela tombe bien, dirigent des chaînes privées, on assèche les finances des chaînes de service public, (en trompant sur le mode et le montant du financement puisque les "amis sûrs" n'acceptent pas de payer en totalité leur contribution initialement prévue) ce qui ne manquera pas de contraindre ledit service public à se séparer à terme d'au moins l'une d'entre elles, et à regrouper les rédactions de F2 et F3.
Ainsi, les attaques contre les médias et les journalistes se multiplient. Nous sommes à l'heure de l'intimidation. Ici on envoie les forces de l'ordre perquisitionner tel journal, ici on garde à vue pour se faire livrer une source (ce contre quoi tout journaliste a le droit et le devoir de s'opposer) là, on prétexte de l'absence à une convocation pour une affaire d'une importance extrème de diffamation pour menotter, fouiller intimement et incarcérer un ancien directeur de la publication.
A noter la mise au point de la ministre sur l'heure (très matinale) de la mise en garde à vue : "Il n'était pas six heures et demie, il était sept heures moins le quart", si la volonté de se foutre de notre gueule n'était pas patente, voilà qui est fait.
Bref, le pouvoir n'admet pas qu'une part du pouvoir lui échappe. Pas même celui de le contredire. Pas même celui de lui déplaire.
C'est ce qu'on appelle un régime autocratique.
Il ne s'agit plus de se méfier.
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