les cocus d'Indonésie n'ont pas d'humour
Indonésie, premier pays musulman du monde, en terme de densité, vert paradis de la tolérance dans
l'amour d'Ali et d'Allah. (Y chante-t-on Ali allô Allah sur cet air martial qui a tant séduit l'Europe aux alentours des années 1939-45 ?)
Les députés de la province semi-autonome d'Aceh en Indonésie ont voté à l'unanimité, nous dit une
dépêche d'Associated Press, une loi rendant l'adultère passible de lapidation à mort et l'homosexualité de huit ans de prison. Gaytitude et lesbianisme coûte également 100 coups de bâton et 1000
grammes d'or fin. Bien entendu, pour tout un chacun, la consommation d'alcool est interdite ainsi que les jeux d'argent, et le port du voile islamique est obligatoire pour les femmes. Ce même
voile qui n'est pas une prison ambulatoire pour femmes, si on en croit certains braves auditeurs autoproclamés modestes et géniaux de Là-bas si j'y suis s'arc-boutant en défenseurs de la liberté individuelle des femmes à s'habiller comme elles le veulent, et qui voient la
polémique nationale autour de la burqa comme une stigmatisation de l'islam, et du racisme colonialiste.
Il n'y a pas si longtemps, on voyait fleurir un slogan dans certaines manifs antifront-national qui était tiré de La résistible ascension d'Arturo Ui de Brecht : Le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde. Que ces auditeurs modestement et génialement aveugles ne le reprennent-ils en chœur. Mais auraient-ils peur de passer pour des pro-américains ou des philosémites ? cf. le passage de Là-bas si j'y suis consacré au livre d'Ivan Segré La réaction philosémite ou la trahison des clercs.
Je ne sais si la burqa libère la femme (j'ai un léger doute), mais une chose est sûre : les cocus
indonésiens n'ont pas d'humour.
Ce durcissement de la chariah devrait entraîner un ramollissement généralisé dans les alcôves.