Procès de Charlie Hebdo, soutiens et indignation
Tout le monde se lève pour Charlie Hebdo. Enfin, pour la liberté de la presse !
Tous les candidats présentables à lélection présidentielle plaident, dune belle voix, pour que les journaux puissent librement sexprimer par des caricatures y compris les leurs.
Mais pour se faire élire à la tête dune démocratie moderne, comment pourrait-il en aller autrement?
Pourrait-on imaginer un de ces prétendants revendiquer une limitation à la liberté de la presse?
Quun journal ou une radio ne soit pas libre, par exemple, de choisir des journalistes "politiques" sans préalablement demander son conseil à un candidat en vue?
Pas libre, par exemple, de laisser à son poste un rédacteur en chef qui a commis lirréparable faute de diffuser une photographie de la femme dudit candidat avec son galant de lépoque?
Pas libre, de choisir seul, les images de ce même candidat pour illustrer une couverture, sans les conseils avisés dun blogueur particulier, non professionnel de la presse?
Pourrait-on simplement émettre lidée quil puisse uvrer pour que la rédaction dun média soit à la botte ? Pourrait-on songer un instant, que son entourage fournisse aux télévisions, en lieu et place de ces médias, les images des meetings de ce candidat?
Non, bien sûr, on ne le pourrait pas, dans une démocratie moderne.
Cest donc pour ça que notre petit homme dIntérieur a défendu Charlie Hebdo, accusé davoir gravement insulté les Musulmans en publiant les caricatures du prophète Mahomet.
Rappel des faits :
o 7 Août 2005, trois attentats islamiques dans le métro à Londres font plus de 50 morts.
o Lécrivain Kåre Bluitgen, auteur dune biographie de Mahomet se plaint que personne n'ose illustrer son livre depuis l'assassinat en novembre 2004 du réalisateur Theo van Gogh.
o 30 septembre 2005 : en réponse à Kåre Bluiten, le Jyllands-Posten, l'un des principaux journaux danois publie douze caricatures de Mahomet qui suscitent des réactions plus ou moins pacifistes dans le monde.
o Charlie Hebdo ainsi que dautres journaux publient ces caricatures pour affirmer la liberté dexpression.
En France des associations sélèvent contre la publication de ces caricatures et portent plainte contre Charlie Hebdo, mais les journaux reçoivent également des soutiens et prises de position dautorités musulmanes pour la liberté dexpression.
Lors du procès pour injure fait à Charlie Hebdo L'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris, des personnalités politiques de tous bords viennent à la barre apporter leur soutien à la liberté dexpression et la liberté de la presse.
En réaction de ce soutien des politiciens, et en particulier celui du ministre de lIntérieur, également chargé des cultes, les membres du CNCM (Conseil national du culte musulman) menacent de démissionner.
Ces braves gens confondent caricatures dun prophète et assaut dintelligence contre des obscurantistes qui se réclament dun prophète.
Bon vent ! Et profitez du soleil de cette journée dhiver.
Tous les candidats présentables à lélection présidentielle plaident, dune belle voix, pour que les journaux puissent librement sexprimer par des caricatures y compris les leurs.
Mais pour se faire élire à la tête dune démocratie moderne, comment pourrait-il en aller autrement?
Pourrait-on imaginer un de ces prétendants revendiquer une limitation à la liberté de la presse?
Quun journal ou une radio ne soit pas libre, par exemple, de choisir des journalistes "politiques" sans préalablement demander son conseil à un candidat en vue?
Pas libre, par exemple, de laisser à son poste un rédacteur en chef qui a commis lirréparable faute de diffuser une photographie de la femme dudit candidat avec son galant de lépoque?
Pas libre, de choisir seul, les images de ce même candidat pour illustrer une couverture, sans les conseils avisés dun blogueur particulier, non professionnel de la presse?
Pourrait-on simplement émettre lidée quil puisse uvrer pour que la rédaction dun média soit à la botte ? Pourrait-on songer un instant, que son entourage fournisse aux télévisions, en lieu et place de ces médias, les images des meetings de ce candidat?
Non, bien sûr, on ne le pourrait pas, dans une démocratie moderne.
Cest donc pour ça que notre petit homme dIntérieur a défendu Charlie Hebdo, accusé davoir gravement insulté les Musulmans en publiant les caricatures du prophète Mahomet.
Rappel des faits :
o 7 Août 2005, trois attentats islamiques dans le métro à Londres font plus de 50 morts.
o Lécrivain Kåre Bluitgen, auteur dune biographie de Mahomet se plaint que personne n'ose illustrer son livre depuis l'assassinat en novembre 2004 du réalisateur Theo van Gogh.
o 30 septembre 2005 : en réponse à Kåre Bluiten, le Jyllands-Posten, l'un des principaux journaux danois publie douze caricatures de Mahomet qui suscitent des réactions plus ou moins pacifistes dans le monde.
o Charlie Hebdo ainsi que dautres journaux publient ces caricatures pour affirmer la liberté dexpression.
En France des associations sélèvent contre la publication de ces caricatures et portent plainte contre Charlie Hebdo, mais les journaux reçoivent également des soutiens et prises de position dautorités musulmanes pour la liberté dexpression.
Lors du procès pour injure fait à Charlie Hebdo L'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris, des personnalités politiques de tous bords viennent à la barre apporter leur soutien à la liberté dexpression et la liberté de la presse.
En réaction de ce soutien des politiciens, et en particulier celui du ministre de lIntérieur, également chargé des cultes, les membres du CNCM (Conseil national du culte musulman) menacent de démissionner.
Ces braves gens confondent caricatures dun prophète et assaut dintelligence contre des obscurantistes qui se réclament dun prophète.
Bon vent ! Et profitez du soleil de cette journée dhiver.
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