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Parisot : "ne vous mêlez pas de nos petites affaires entre amis du même monde"

Publié le par François

Ce matin, Laurence Parisot, présidente du Medef, fait la une des Echos à travers ce titre repris d'une de ses déclarations au quotidien: "Aucun candidat n'a compris le libéralisme".
Car, c'est bien connu et on s'en rend compte chaque jour: "le libéralisme est un facteur de progrès social". Chômeurs et salariés au bord du gouffre, vous n'êtes pas des gens sérieux, vous ne comprenez rien à rien.

Dans cette interview, elle précise à propos des parachutes dorés qu'empochent les patrons sur le départ (quel que soit leur degré de comprétence ou de réussite) "qu'il faut expliquer au grand public" (au cas où ce dernier n'aurait déjà compris) qu'il s'agit (les parachutes dorés) "d'une compensation au statut de dirigeant révocable à tout moment. C'est aussi une sécurité qui réduit l'angoisse et qui laisse l'esprit du dirigeant plus libre d'élaborer et de défendre la bonne stratégie, même si elle est audacieuse et peu convenue"
C'est beau comme du Danton, si ce dernier avait siègé au conseil d'administration de BNP-Paribas. Il est vrai qu'on ne mesure pas suffisamment l'angoisse du p-dg d'une entreprise du CAC40 par ailleurs, membre du conseil d'administration d'une autre entreprise du CAC40, membre du directoire d'une troisième société cotée au CAC40, coopté par un alter ego pour sièger au conseil d'administration d'une entreprise qui ne va pas tarder à faire partie du CAC40.

Dans la même interview, Laurence Parisot (qui apparaît croquée telle une sainte, par un dessinateur non cité) "personne d'autre que le conseil d'administration ou l'assemblée générale n'est capable d'évaluer si une indemnité est décente et légitime au regard du travail accompli."
Ce qui équivaut à dire : "ne vous mêlez pas de nos petites affaires entre amis du même monde", même si elle reconnaît qu'EADS a certainement des progrès à faire en matière de gouvernance (d'entreprise)".

Enfin, se disant prête à travailler avec la prochaine équipe gouvernementale (l'argent n'a pas d'odeur et sait, à l'occasion, ne pas distinguer les couleurs), la présidente de l'Ifop nous confie cette perle rare: "Par définition, les sondages ne se trompent jamais. Car ils n'ont pas vocation à prédire. Ils donnent la meilleure approche possible non pas du comportement final de l'électeur dans l'isoloir, mais des intentions de vote au jour le jour".

C'est l'aveu d'une totale inutilité des sondages pour ceux qui sont amenés à les lire (Pas pour ceux qui les commandent ni ceux qui les publient, puisqu'ils influent, paraît-il sur l'opinion).

Nous sommes tellement imprévisibles, tellement volages, notre pensée est à tel point fugace… C'est vrai, quoi, on change d'opinion comme d'employeur.
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